On a tous un vrai souhait. Un souhait qui prend toute la place, un souhait qui avale tout, le souhait qui dérange, un souhait égoïste que personne ne peux comprendre, et le souhait qu'on ne
comprend pas soi-même. Le souhait qu'on préférerais ne pas avoir. Celui qu'on préférerais oublier, celui qu'on oubliera pas.
Ce souhait, personne ne l'approuve. Même pas vous même. Vous aurez beau le refouler, l'enfermer, l'enchaîner, le sceller, il restera toujours là. Il cognera contre la porte de votre coeur, il
hurlera à vous en faire crever les tympans, il ne vous lâchera pas. Il est plus fort que vous. Si il réussit à entrer vous ne pourrez plus rien faire. A sa merci, vous ne pourrez vous résoudre qu'à
vous soumettre, malgré la lutte, malgré toute votre volonté. Même celle qui vous avait autrefois permis de garder ce souhait à l'écart. Il reviendra toujours, il me hantera toujours.
Je sens que la porte va céder, le sceau va se briser. Je savais que ce moment arriverais, mais je n'ai jamais voulu y croire. Ce n'était que pure hypocrisie. Je savais que ça arriverais. Je ne veux
pas perdre, je vais échouer - je DESIRE perdre- ne le laissez pas entrer.
C'est ça toute la différence. On veux notre bonheur, on souhaite ce qu'on désire. Non, je ne serais pas heureux si je le laisse entrer. Je ne serais pas heureux si il me retient une fois de plus
prisonnier. Je ne veux plus désirer, mais je désire ne plus vouloir... Pourquoi est ce qu'on ne peut pas arrêter de souhaiter? Pourquoi est ce que je continue de souhaiter? Ceci n'entraînera que
d'avantage de tragédies.
Je peux encore tenir. Je sais. Il se peux qu'il n'entre pas. Il se peut que le sceau ne se brise pas tout de suite.
Mais que vaut un souhait face à la valeur de ce qui est bon? J'ai réalisé mes premiers souhaits, j'ai fait ce que j'ai pu pour arranger le choses, j'ai reconstruit ce que j'ai détruit, ou du moins
les bases. J'étais fier de moi, j'étais fier de ce qu'on était devenus. Mais ce n'est pas assez pour le satisfaire LUI. Et je me rend compte que ça ne servira à rien. Que ce que j'ai construit ne
restera qu'un ruine. Je vais le perdre. Comment je peux savoir ça?
Quand ce pour quoi on s'est battu n'est finalement que du vent, pourquoi est ce qu'on a du souffrir pour réprimer son vrai souhait? A quoi ça aura servi de s'être battu contre ses désirs quand au
final vous n'êtes pas heureux? A quoi ça sert d'avoir laissé passé ce plaisir? Quand bien même il aurait otut détruit, est ce que ça ne revient pas au même point où on en est aujourd'hui? A quoi ça
sert de se sacrifier pour rien? A quoi ça sert de souffrir?
Si tout ce qui reste de nous est voué à disparaître, alors j'aurais du en profiter, et consommer entièrement mes désirs. A ce moment là, ils ne seraient pas en train de frapper à ma porte. On ne
ferait plus qu'un, lui et moi et je pourrais le tuer (Et moi avec?) Est ce que cela à un sens?
Pourquoi est ce qu'on continue de souhaiter?
Alors que l'espoir est mort...
"Nothing I do is good enough for you...
I crucify myself, everyday...
My Heart is sick of been in chains..."
-Crucify- ~Tori Amos~