Dimanche 21 septembre 2008
Je ne sais pas vraiment par où commencer. C'est une histoire courte pourtant.
C'était mon histoire avec cette personne. Oui, l'anonyma reste toujours de rigueur.
On peut entretenir des relations avec des personnes, elles peuvent être brèves, et parfois futiles. D'autres, sont plus tellement plus intenses, et riches. Une vraie histoire. Histoires d'amour ou d'amitié, cela n'a pas d'importance au fond. Car ce sont d'elles dont on se rappelle toujours. Et quand on regarde en arrière, on repense au bons et aux mauvais moments, et on regrette cette époque.

Mais ce qui était particulier dans cette relation, c'est la rapidité avec laquelle elle s'est développée et son intensité, malgré le peu d'évènements  qu'elle a pu contenir, le peu de choses qu'on a pu faire ensemble.
Et comme je l'ai dit, tout est allé vite. Des sentiments ont vite grandit en moi, j'en étais conscient. Je savais que cette personne représentait mon idéal. Un idéal hélas inaccessible. Ca aussi je le savais. Mais comme d'habitude, je voulais continuer à rêver, au prix de s'arrêter trop tard, lorsque ces sentiments devirent une faiblesse.

Et j'ai été vulnérable. Et ce qui devait arrivé arrive. Par l'intermédiaitre de la jalousie j'ai été touché en plein coeur. Depuis j'avais appris à désaimer. Et j'avais oublié. Je m'étais résolu à rester amis. Oui c'était un bon compris. Ca a toujours été le bon compris. De toute façon, pour l'autre rien n'a jamais changé car rien n'était arrivé.

Le temps a passé. Et les choses ont continuées sans que moi même j'ai à me forcer à faire taire des sentiments. Mais j'ai réalisé il y a peu de temps. En revoyant ses gestes et ses manières, j'ai retrouvé le souvenirs de mes rêves.
J'ai retrouvé tout ce que j'avais imaginé pour son bonheur, tout ce que j'aurais aimé faire avec. Et là aussi on regrette que les choses n'aient pas été autrement. Parce qu' à ce moment là je savais que tout ceci serait impossible, car moi même j'avais perdu la volonté de l'aimer.

Au final tout ce qui reste, c'est des regrets et l'amitié. C'est déjà pas mal, faut l'avouver.
Mais il ne restera toujours que la poussière d'un rêve irréalisé.
J'aurais vraiment souhaité que les choses aient été autrement...

"I'm so sad, like a good book...
I can't put this day back...
I was riding by along the side, for a while...
'till you lost me, in the rear view..."
-A Sorta Fairytale- ~Tori Amos~
Par Mimischka
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Vendredi 19 septembre 2008
Il est difficile de cerner l'étendue de notre potentiel. De même, relativement, il est encore plus difficile de définir réellement ses véritables limites.
Car en réalité, elles évoluent sans cesse. Selon notre santé, notre volonté et ce qu'on a décidé à l'avance de donner ou pas. Donner de soi.
Mais à force, il arrive un moment ou on est ammené à donner encore, toujours, trop... Et pourtant jamais assez.
C'est comme un tunnel sans fond. On a l'impression de jamais s'en sortir, de nager dans une mer de difficultés. Et on continue de donner de nous, sans prendre à attention à ce qu'il reste, ce dont on a besoin pour continuer.
Et alors, on réalise qu'on va manquer de force pour arriver au bout, qu'on commence à peine à percevoir. Mais il est trop tard, il faut finir. Quoi qu'il en coûte, on continue, jusqu'à ce qu'on ne puisse plus. Sans même s'en rendre compte, on a dépassé nos limites et on sombre...

Parfois on ne fait que tomber, d'autre fois on fait un malaise, et il se peut qu'on vomisse. Ca va mieux après. Mais il se peut aussi qu'on dorme et qu'on ne veuille plus se réveiller, parce que dans notre sommeil, la rive qu'on cherchait à rejoindre s'est depuis éloignée... Tout ça pour rien?

Je n'ai pas la réponse pour traverser la mer... Moi même j'ai du mal à croire que je vais y arriver. Mais je garde espoir. Oui, c'est l'espoir qui reste la seule chance de rejoindre la rive. Alors tenons bon.

Malgré tout, je n'en peux plus. Aussi bien mentalement que physiquement, je sens que je ne devrais pas me forcer autant. Mais je n'ai pas le choix, sinon je n'arriverai jamais à atteindre mes objectifs.
C'est comme si mon sang s'était vidé de la vie qu'il contenait autrefois. Il s'est vidé des nutriments qui me font fonctionner, ce qui m'alimentait. Je voudrais tellement que quelqu'un me retire ce sang vide et me remplisse de nouveau d'un liquide chaud et plein de vie, comme un bon jus d'orange que l'on boit lors d'un petit déjeuné d'été.

Je veux vivre de nouveau.
Laissez moi boire un sang nouveau pour mon corps faible. Accordez moi un repos... Une trêve. Un rêve.
Par Mimischka
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Mardi 9 septembre 2008
"De toute façon, elle est à moi quand je veux."

C'est comme si on me disait "Quand je veux, je mange une prune". Je suis désolé, les filles ne sont pas des fruits que les hommes cueuillent mûres (ou pas) de l'arbre. Mais si certaines filles écervelée le croient, oui on peut dire que ce sont vraiment de belles poires.
Tout le monde sait que l'Homme est un être de désir. Et naturellement, les hommes désirent les femmes. Mais que signifie désirer?
Pour certains et même pour beaucoup, je le sais, désirer une femme c'est désirer son corps, ses rondeurs voluptueuses et sa silouhette sensuelle, le contact de sa peau douce contre la sienne, du plaisir en somme. C'est l'aspect primitif, instinctif du désir, la partie certes un peu pervers, mais naturelle d'un homme, en considérant bien sur, cette notion à un dégré raisonnable. En effet, la moindre des choses serait de laisser tout ça pour l'intimité.
Mais il a fallu que les hommes possèdent cette seconde nature, artificielle, crée de toute pièce pour asseoir une fois de plus leur domination sur leur royaume. Certains l'appellent élégament, la "manière de se comprorter avec les femmes". Moi j'appelle ça tout simplement le Machisme.

Le Machisme c'est une idée selon laquelle les hommes sont supérieurs aux femmes, et ces dernières doivent se plier à toutes les sollicitations de leur enfant gâté d'homme auquels elles sont enchainées.
Oui pour beaucoup ce n'était qu'un jeu d'enfant pour jeune homme de 15 à 17 ans. Pour eux c'est comme faire coucher GI-Joe avec Barbie, pour eux les filles ne sont que des objets, des poupée gonflables animées. Bon peut être que j'exagère. Mais il n'empêche que pour un fantasme c'est apétissant non?
Et puis cela leur permet de faire les beaux auprès de leurs amis, oui se sont de beau crétins. Crétins qui se prennent pour des rois.
Au quotidien, ça se traduit pour eux par des apostrophes plus qu'impolies dans la rue à des filles qui n'ont rien demandé, si ce n'est certaines dont la seule vocation est de se tortiller le derrière dans l'ultime espoir que leur jean moulant taille basse découvre la ficelle fluo de leur string maintenu fort heureusement par quelques bourlets disgracieux et apparement assumés, vu leur tenue.

Ce qui m'avait étonné, c'était le point de vue des filles. Alors que moi, homme normalement constitué (quoique cela ne soit pas tout à fait exact) je ne puis tolérer un pareil comportement de la part des autres garçons comme vous avez pu le remarquer. Selon le témoignage de la gente féminine, le machisme à un dégrés moindre fait sentir aux filles qu'on s'intéresse à elle.
Apparement, les apostrophes dans les rues leur plairait alors? Elle aimeraient être sifflée comme de vulgaires chiens battus? Soit c'est leur problème. Il n'empêche qu'on ne tolère pas les animaux maltraités, alors qu'en est-il de ces filles? Radicallement, il est hors de question de tolérer ce comportement.
Si c'est de l'intérêt de que les filles cherchent, elles sont bien mal servies avec les sauvages qui peuplent notre société aujourd'hui. Non vraiment, il ya d'autres intérêts que de considérer le sexe opposé comme des êtres inférieurs, des servantes, il en est hors de question.
Hommes et Femmes sont égaux !
J'aimerais que ceci disparaisse. Mais il semble que cette maladie se soit ancrée dans la culture, via de vieilles traditions obsolètes et par des religions trop mal interprétées.
J'aime les filles pour ce qu'elle sont, et je veux les considérer comme mes égaux, comme quiconque. J'aime le corps bien sur mais pas seulement. J'aime les esprits fins et avisés, les âmes passionnées et mystérieuses.

Chacun ses goûts. Mais par pitié, ne prenez pas goût à rabaisser de ce dont vous avez besoin au rang de trophée.

"Oh God, could it be the weather?
Oh God, Why am I here?
If love isn't forever...
And it's not the weather...
Hand me my Leather ! "
-Leather- ~Tori Amos~

Par Mimischka
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Jeudi 4 septembre 2008
La dépendance est une notion dont on cerne mal les tendances.
Elle peut venir, nous submerger, nous engloutir, nous possèder. A ce moment là, on ne rend pas toujours compte que l'on est dépendant, car ce n'est que lorsqu'on est en manque qu'on réalise être prisonnié de ses désirs.
Désir ou besoin? Surement un peu des deux. Mais la dépendance ne sera que plus vicieuse si elle n'est suscitée que par le désir et non par le besoin...
Mais enfin. Qui suis-je, moi qui ai tant de désirs pour juger?

Moi aussi j'ai mes dépendances. J'ai tant besoin d'être satisfait. J'aurais temps besoin que ces désirs s'effacent, du fait que je sois comblé. Tous les soirs je pourrais attendre de recevoir ce que je souhaite possèder, ou partager. Je ne serais pas satisfait à moins de recevoir ma "dose" tous les soirs. Mais on ne peut pas forcer les choses, autrui.
Les autres, source de joie et de tristesses, capables du meilleurs et du pire.
Mais je suis autrui pour ceux qui me voient. Ceux qui me considèrent important.
J'aurais tant envie de pleurer, parce que j'ai fait du mal à des gens que j'aimais. Et je n'ai pas fini. Mais il ne sert à rien de verser de pareilles larmes, car le futur est incertain et je dois m'éfforcer de changer tout cela. Je voudrais que tout se passe pour le mieux à présent. Oui.

Mais comme je le dis, l'être humain sait rarement se content d'une vie où tout va bien.
Aussi bien que la dépendance aux désirs non-assouvis apporte ala souffrance, il en va de même au moment où la dépendance se retire. Nous laissant halletant, pris de l'agréable sensation d'avoir survécu à la souffrance, comme on souffle et soupir de soulagement après une crampe au molet. Mais alors, la souffrance revient aussi. Ce n'est peut être plus aussi physique que la dépendance. Mais il réside encore cette nostalgie, le temps où on prenait du plaisir à combler nos désirs en oubliant tout le reste, un intime moment de consolation.

Oui, ça me manque. Les soirs où je restais pendu à mon ordinateur, comme je le fais encore aujourd'hui, mais pour un autre "raison" à présent. Ca me manque, les étoiles qui resplendissaient quand je posais mon regard sur l'objet de mes désirs. Ca me manque, la ferveur avec laquelle j'avais voulu le suivre jusq'au bout, et faire tout ce qui était en mon pouvoir pour exaucer ses souhaits.
Oui, ça me manque, fatalement, nostalgiquement. Comme lorsqu'on se souvient du jour où on a désobéi, qu'on a été puni, sans pour autant regretter.
Non je ne regrette rien de tout ça. Je suis heureux de m'être débarassé de ce genre de dépendances. Et j'ai fini de faire du mal pour assurer mon petit plaisir personnel. Je ne me permetterai jamais de revenir en arrière. C'est pour cela que je ne doit jamais oublier.

Non ne vous inquiètez pas. C'est vraiment terminé. Même si je parais tenté, rien ni personne ne parviendra à me faire briser des promesses que j'aurais (pour une fois) réussi à tenir.
Pourtant, ce n'est pas pour autant je ne serait plus dépendant de rien, bien au contraire.
L'être humain et une créacture de désirs. Les désirs se succèdent en se bousculant et en se substituant. C'est peut être fataliste comme définition de l'être humain. Mais sincèrement. Quelqu'un qui n'éprouve aucun désir, aucune passion peut il se vanter pleinement de vivre, et d'être humain?
Par Mimischka
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Jeudi 28 août 2008

"La Lumière brille dans les Ténèbres, mais les Ténèbres ne l'ont pas reçue..."
-Evangile selon Saint Jean-


Je flottais dans les ténèbres. Comme au commencement du monde, où tout n'est que chaos.
Seulement, la Lumière allait être séparée des ténèbres, comme le disent les textes anciens. Je ne voyais pas à cause de l'obscurité. Du moins au début. Doucement je pu distinguer quelquechose, une lumière, une lueur verdâtre. C'était bien sur mon radio réveil. Ne riez pas. Je ne comprenais pas encore ce qu'il se passait cependant. Mais rapidement je réalisais que je me réveillais. Mais je ne pouvais m'extirper de ce sommeil aussi facilement. Les ténèbres m'enveloppaient, la couverture pesait terriblement sur mon corps engourdi par la chaleur délicieuse qui m'enveloppait, qui me suppliait de ne pas la quitter pour la fraîcheur de l'extérieur, la fraîcheur du matin. J'étais prisonnier des ténèbres rassurantes qui régnaient paisiblement dans ma chambre, conditionné dans une torpeur agréable, douce, chaleureuse, maternelle. Je ne voulais pas quitter mon lit et sa protection.
Cependant elle était là, la lumière. Elle avait déjà été présente pour me tirer du sommeil. Elle m'attirait, et me poussait ainsi vainement à quitter mon nid douillet.
Je regardai l'heure, 8h12.
Je me souvins avoir programmé le réveil à 8h... Ah en effet. J'entendais à présent la radio qui s'était déclenchée depuis une dizaine de minutes. Je distinguais la musique, de la musique que je n'aimais pas beaucoup, mais qui était écoutable. Mais j'aurais préféré un morceau meilleur. Alors j'entendis le jingle de la radio: RTL2.
Soit. Je songeais à me lever, à faire face à la journée qui commençait. Cependant j'étais tellement faible, réduit et insignifiant au coeur de cette sombre pièce qui semblait vouloir à jamais me garder. Mais même les yeux clos -vu qu'il était inutile de chercher quoi que ce soit à regarder, si ce n'est l'heure qui continuait de tourner, ce qui m'agace fortement- je continuais d'écouter la radio. C'était seulement la voix monotone et résignée de la présentatrice qui annonçait avec hâte et de manière expéditive la météo d'aujourd'hui... Gris la matinée. Il parait que ça se dégageait dans l'après midi. Décidément, même le soleil n'avait pas pris la peine de se montrer ce matin. Je pourrais en faire autant, bien installé dans mon cocon douillet.

Alors que se poursuivaient quelques discussions sans intérêt entre animateurs, je songerais à replonger dans le sommeil. Pour se réveiller quand? Pour laisser le radio réveil faire son manège dans le vide? Non je ne pourrais pas m'assoupir tant qu'il serait allumé.  Paradoxalement je ne pouvais me résoudre à l'éteindre. Eteindre ce qui me maintenant en liaison avec l'extérieur, la vie. Bien sur j'étais en vie, bien qu'étouffé son l'épaisse couette et aveuglé par l'obscurité épaisse. Mais j'étais pris par les ténèbres et condamné à sa passivité. L'inaction, le repos le passif, c'était ça les Ténèbres et non pas qu'une absence de Lumière. La lumière était là à mes côtés. Faible mais présente. La lumière qui brille dans les ténèbres. Elle me faisait parvenir ses rayons gorgés d'appels à l'activité. L'action, le processus, ce qui grandit et évolue. C'était la Lumière. Moi aussi j'étais une Lumière. Je suis pourtant devenu aussi minuscule que la lumière de mon radio réveil, confiné dans les ténèbres. J'aurais pu succomber et l'étouffer, ma lumière pour vaciller de nouveau dans le pays des rêves gouverné par les ténèbres, bien qu'il soit un coin de clarté parmis l'obscurité. J'aurai pu laisser tomber cette fichue matinée et tout ce qui avec, le petit déj', faire le lit, ouvrir les volets... Pourtant j'étais toujours réveillé, et j'attendais.
Je commençais à croire que j'arrivais à partir d'ici, poussé par la faible lumière qui m'envoyait sa force vitale. Quand les discussion furent terminées, la musique revint et se fit beaucoup plus plaisante à mes oreilles: Muse. Je savourais la musique sans pour autant m'extraire de ma couverture fermement enveloppée sur mon corps qui se mit à bouger d'avantage dès le second morceau: U2. Alors je sentis que j'avais dormi dans une mauvaise position, à juger par les courbatures dans mes épaules. L'activité et le mouvement mènent à la souffrance. Mais c'est ça, vivre. Arriva soudain le troisième morceau, Coldplay : Viva la Vida. "Vive la Vie!"
Ma sensibilité musicale frémit à l'écoute des dynamiques notes frottées par un ensemble de violons. S'en suit la percussion percutante et profonde, dont la pulsation était semblable à celle d'un coeur qui bat la chamade, un coeur amoureux, qui vit. Mon coeur lui même s'embrasa en écoutant ce morceau d'une pure beauté artistique qui mêle l'accessibilité de la pop moderne au charme authentique d'un orchestre baroque.

Mes yeux s'ouvrirent grand, mes membres frémirent et je me mis à gesticuler dans mon lit. Je reprenais vie, j'étais décidé à m'arracher aux ténèbres étouffantes et possessives pour m'exposer enfin à la Lumière vive et vigoureuse. J'ouvrai les volets, j'avais un mal aux yeux. Les premiers orifices qui se formèrent percèrent les rideaux pour s'abattre en petites tâches sur les murs encore sombres de ma chambre. Et au fur et à mesure, l'ombre se déchira sur le passage de la clarté du jour. Regardant par la fenêtre, je découvris un paysage embrumé bien que l'herbe humide de la rosée matinale resplendissait des rayons dorés du soleil. J'étais définitivement levé, vivant, hors d'atteinte du coma sensuel dans lequel j'étais plongé quelques minutes plus tôt. Ainsi commença la journée.

Vous pouvez vous demander pourquoi j'ai écrit tout cela. Ce n'était qu'un banal réveil, comme il y en a eu tant d'autre –oui les autres m’étaient également revenus en mémoire, tous-. Oui mais celui ci était particulier. Car c'est lors de ce réveil que j'ai compris certaines choses la nature de l'être humain. Sa part d'ombre et de lumière, nous les possédons tous les deux. Selon Saint Jean, la vie humaine, c'est la Lumière. La Lumière naît des Ténèbres comme nous naissons de l’utérus protecteur et douillet de notre mère. Nous la possédons tous, c'est ce qui fait que nous soyons humains et vivants. Et nous serons mort lorsqu'elle s'éteindra.
Nous sommes tous des lumières qui brillent au coeur des ténèbres, au coeur des choses possessives, pas forcement mauvaise, mais au coeur des choses endormies, au coeur de l'inactif, du désespoir. C'est pour cela que même si nous évoluons dans un monde sombre et noyé de désespoir, nous devons garder notre Lumière allumée et lutter pour la conserver et ne pas la laisser faiblir pour finalement s'éteindre à jamais. Bien qu'aussi fort et loin que puisse resplendir la Lumière, jamais nous ne pourront changer la nature des Ténèbres qui nous entoure, c'est ainsi, elles sont éternelles comme notre Lumière. Elle est notre potentiel de vie et d'espoir que nous pouvons partager et sacrifier pour notre bien et le bien d'autrui. C'est ce qu'on appelle l'Amour.
Je remercie Anne Rice et Vittorio pour cet enseignement, donné la veille et appliqué le lendemain. Je me permets donc de citer les dernières pages du roman afin d'en tirer la morale finale. Il s'agit de la révélation qu'on obtient de la vie quand on rencontre la mort et la souffrance:

"Je parle de la soif de sang qui n'est jamais satisfaite. Je parle de la connaissance et de son prix.
Regardez, je vous le dis, la lumière et là en vous.
Je la vois. Je la vois en chacun d'entre nous, et la verrai toujours. Je la vois quand j'ai faim, quand je lutte, quand je massacre. Je la vois vaciller et mourir entre mes mains quand je bois.
Pouvez vous imaginer ce que ce serait pour moi de vous tuer?
Priez pour qu'il ne falle jamais un massacre ou un viol pour que vous voyiez la lumière chez ceux qui vous entourent. Plaise au Seigneur qu'on ne vous fasse jamais payer un tel prix. Laisser-moi en payer le prix pour vous."
-Vittorio le Vampire- ~Anne Rice~


J'ai connu la souffrance à travers ceux que j'aimais, je sais qu'elle est là en nous cette lumière, hier et aujourd'hui et jusqu'à demain je l'espère.

 

"I hear Jerusalem bells are ringing...
Roman Cavalry choirs are singing...
Be my mirror my sword and shield...
My missionaries in a foreign field..."

-Viva la Vida- ~Coldplay~

 

Par Mimischka
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Vendredi 22 août 2008
Je suis de retour. De retour d'un pays où rien n'est ce qu'il parait, qui ne ressemble à rien que j'ai connu jusqu'ici.
J'ai vu la liberté à son état pur. La liberté dans la folle croissance des plantes et des arbres. La liberté dans la folle expansion des habitations excentriques et enfin la liberté dans la vie des vietnamiens qui ont renoncés aux querelles et au pouvoir pour se tourner vers l'insoucience et la vénération de ceux qui ont aimés et de ceux qui pourront les présever du malheur. Cela parce qu'ils ont trop souffert de la guerre et de ceux qui voulaient le pouvoir.

C'est pourquoi j'ai été marqué par leur gentillesse, la volonté qu'ils mettaient à ce que je sois à l'aise, alors que eux possèdent moins que moi. Mais c'est l'attitude que j'ai toujours recherché de la part des mon entourage. De ce fait, je voudrais être comme eux. C'est tellement différent de l'attitude traditionnellement ronchone des européens modernes, toujours à se tracasser au moindre problème. Alors que là bas, ils laissent faire. Malgré les problèmes ils s'efforcent de rester heureux.

Je me suis imprénié de cette attitude, de cette culture. J'ai vu comment ils vivaient et j'ai compris à quel point ils étaient heureux de ce qu'ils possèdaient alors qu'ils ont beaucoup moins que moi. Il faut être heureux de ce qu'on possède et de ne pas déspesérer de ce qu'on ne possède pas.
J'ai aussi vu l'alternative à la vie européenne que j'était venu chercher. Une autre vie pour moi, un autre chemin. La voie du choix. Là bas on a le choix de sa vie. Le travail apporte la richesse et le confort, alors que la presse nous en prive. J'ai aussi pris la décision de m'investir pour mes parents quand ils seront âgés. Parce que mon père et ses frères et soeurs s'occupent de leur mère, moi je me dois de m'occuper d'eux. Et j'espère ainsi que mes enfant feront de même avec moi. Je me dois de le faire.

En partant, j'ai tout laissé ici. Mes problèmes, mes craintes, ce qui n'avait pas lieu d'être. Tout a été effacé, balayé devant la sérénité des paysages et des temples authetiques détenteur d'une sagesse ancestrale. Je suis revenu ici avec de nouvelles conception et une vision de l'avenir plus légère. Je sais qu'ils existe une alternative. Je sais que je peux l'insérer dans ma vie ici. Je sais que je peux vivre plus heureux, comme eux.
J'espère simplement que je n'oublierai pas ce que j'ai appris là bas.

Je me sens complet à présent. J'ai pris contact avec l'autre origine de mon sang. Je sais d'où je viens, je connais l'essence de mes ancêtres et ce qu'ils m'ont transmis. Je représente le mélange de 2 cultures. Je me dois de les honorer et de les transmettre à mon tour.

"So I open the door to my enemies...
And I ask could we wipe the slate clean?
But they tell to please go to fuck myself...
You know you just can't win..."
-Lost For Words- ~Pink Floyd~

Par Mimischka
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Jeudi 24 juillet 2008
Les jours passent et ne se ressemblent pas toujours. Enfin ça depend. Mais c'est pas grave, c'est pas l'important. C'est ça les vacances, tant qu'on s'amuse c'est bien.
C'est comme si les choses habituelles ne comptaient plus, comme les obligations, les rendez-vous, les révisions, les responsabilités. Elles ont été remplacés par d'autres obligations, rendez-vous, révisions et responsabilités autrement plus agréables.
A l'extérieur du fait, que travailler la musique et jouer avec son groupe est une activité qui me fasse pleinemen plaisir, c'est surtout retrouver presque tous les jours ses amis qui reste un grand moment de détente et d'amusement.
A ce moment là, on a l'impression que le temps s'arrête pour nous laisser profiter des instants que l'on passe tous ensemble. On souhaiterait que ça ne s'arrête jamais, et que la fête dure éternellement.
Mais il arrive toujours un point où il faut se quitter. Parfois pour une nuit, parfois pour quelques jours, parfois pour des semaines.

Pour moi, il va s'agir d'un mois. Les voyages impliquent les déplacements et les séparations.
Je les ai vus aujourd'hui pour la dernière fois avant mon départ.
C'était dur de les voir s'en aller et d'être emmené loin d'eux.
Mais on se reverra, il ne faut pas s'attrister pour celà.
Je vais découvrir un nouveau pays, approfondir une culture et découvrir sûrement un nouveau monde. Une nouvelle façon de percevoir ce qui m'entoure et peut être trouver une alternative à ce que je connais ici.
J'ai envie de comparer et de voir où est ce que je serais le plus heureux.
Je me surprend des fois à imaginer là bas. Et parfois j'y voyage dans mes rêves. Mais je sais que ce que j'y vois, n'est pas la réalité. J'ai besoin de me faire une vraie idée et non plus des images sur des catalogues de voyages ou autres reportages. Pour moi, c'est comme un retour aux sources qui n'en est pas un. Ce n'est pas "mon" pays, c'est celui de mon père. Mais je me sens d'avange issu du Vietnam que je me sent issu de la France. C'est une part de moi même que je ne connais pas. Je ne me connais qu'en tant qu' Européen, avec ma culture occidentale. Mais je me sens quelque peut incomplet; j'ai besoin de comprendre à fond l'orient et mettre à jour ce qui est dans l'ombre.
Voilà pourquoi je suis heureux de me rendre là bas. Peut être serai-je déçu, mais je ne crois pas. Ca sera toujours pour moi un grand pas en avant.

Alors même si je suis très triste de vous quitter, et que j'ai l'apréhention d'être emmené loin de vous, je garde le sourire.

En souvenirs de nos moment passés ensemble:
"Everybody put your hands up say, I don't wanna be in love...
to the beat, you got nothing to lose don't be afraid to get down...
We break up, its something that we do now...
Everyone has got to do it sometime..."

-Dance Floor Anthem- ~Good Charlotte~
Par Mimischka
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Mardi 15 juillet 2008
Peut être que depuis quelques temps je me suis perdu de vue, mes objectifs et moi-même. Je ne peux nier que j'ai fait preuve de faiblesse tout ce temps, malgré mes serments les plus sincères. Je n'ai jamais cessé de lutter pour arriver au bout de mes objectifs. Mais à force, j'ai du oublier quel était le véritable objectif.

Quoi qu'il en soit, il ne fut pas excessif de me le rappeller.
J'ai juré sur ma parole et j'ai scellé mes sentiments avec le sang et le feu.
Je n'ai pas droit à l'erreur et je sais que je savait que quoi qu'il se passait je n'en commettrais pas.

Et pourtant, les évènements n'allaient pas faire les choses à moitiée.
C'était comme un cadavre au milieu d'un champ de fleur.
Alors que l'humeur était à la fête, ce fut la chute d'un ange, d'un dieu. La chute en enfer provoquée par la tentation d'un démon, comme un coup de crocs dans le fruit défendu.

J'ai senti que sous le poid de ma souffrance, quelque chose s'était brisé. Un joyau précieux et généreux, dont la localisation m'était inconnue. Je ne pensais pas trouver cette source un jour. Mais pour le moment, le bijou est bel et bien ébréché. Je songe à prendre mes distances à présent.

Ces évènements douloureux ne furent pas sans conséquences, bonnes ou mauvaises. Mais dans une optique optimiste, on peut dire qu'ils ont parfaitement aidé à atteindre mes objectifs. Je sais déjà que tout s'achève lentement. Mais il reste encore un élément qui n'a pas été résolu... J'ai encore des adieux à faire et des conversations à engager.
Cependant, le plus dur et surement passé, et j'aurai bien assez de courage pour mener à bien le reste.

Je tiens cependant à remercier tout ceux qui m'on intentionnellement aidés. Ceux qui ont eu la courage de faire ce qu'il y avait à faire pour que ne pas me laisser échouer. Ceux qui m'on encouragé à continuer et qui continuent à m'écouter quand j'ai besoin de me confier. Et enfin, ceux à qui je ne crains pas de montrer un visage triste, et qui sont resté auprès de moi tout ce temps, m'empêchant de trop réfléchir. Je vous remercie du fond du coeur et je vous promet de ne pas vous décevoir.

"You cut me open and I
Keep bleeding love..."
-Bleeding Love- ~Leona Lewis~
Par Mimischka
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Vendredi 11 juillet 2008
...La tasse, c'est un vrai moment de bonheur d'absorber ce liquide parfumé. Produit de l'arôme générieux des plantes et de l'eau bouillie, le thé est pour moi ce que l'ambroisie est aux dieux.
Source de longévité, mais pas seulement. Source de plaisir surtout pour mes sens. Déjà quand les vapeurs parfumées s'engouffrent dans mes narines, c'est avec délice que j'apréhende la saveur subtile que me procurera le contact chaleureux du fluide contre ma langue sensible aux goûts raffinés.
Et là c'est l'extase. Je savoure la saveur subtile du thé, qui me propulse dans un autre monde sensuel.
Je pourrais laisser couler en moi pour toujours cette boisson. Elle celle qui m'assiste dans les moments difficiles et qui me permet de refaire surface lorsque le desespoir m'accable.
Elle me procure un soin infini, comme si elle me lavait des maladies ou qu'elle me débarrassait de vils parasites qui me voleraient mes forces.
Elle possède aussi le pouvoir de m'appaiser et de me mettre dans un état second, l'ivresse.
Alors, tout autour de moi se met à resplendir d'une vive lumière qui pénètre en moi et m'ouvre à de nouvelles perceptions par le biais d'une sensation de bien-être surnaturelle Tout semble alors communiquer avec moi et je suis très heureux de sentir ces choses.
Alors même ce qui me semblait néfaste me parait sous un jour plus acceuillant. Mes souvenirs du passé me reviennent comme des rayons de soleil et l'avenir semble voir ses nuages s'éloigner. Quand au présent, il est beau comme un ciel bleu.
Car comme le dit un vieux maître chinois:

 "Hier est derrière, le futur est un mystère, mais aujourd'hui est un cadeau; c'est pour cela qu'on le nomme le présent."

Peut être certains diront que le thé est un paradis artificiel. Mais j'ose croire que chacun possède le droit de ressentir du plaisir comme il l'entend.
Nous ne devons pas rejetter la volupté comem s'il s'agissait de quelquechose de mal. Toute chose qui n'est pas utilisée de manière démesurée n'est pas forcement mauvaise. De même, l'utilisation trop négligée d'un élément peut conduire au malaise.
De même d'une crise hyperglycémie est un excèse de sucre, une crise d'hypoglycémie est un manque.
De même, ne pas prendre de plaisir dans sa vie c'est se conduire à l'ennui, au manque peut être, et donc à la souffrance. Ce qui peut même ammener à l'excès et donc à la déchéance.
Sachez donc mesurer au plus juste ce dont vous avez besoin, c'est le secret de l'équilibre, l'harmonie qui mène au bonheur.

"And I feel like I just got home...
Quicker than a ray of light...
She's flying...
She's got herself a universe..."
-Ray of Light- ~Madonna~

Par Mimischka
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Jeudi 10 juillet 2008
Aujourd'hui j'ai réfléchi. J'ai pu me poser et réfléchir enfin sur ma situation. Où j'en suis, ce que je dois faire et ce que je fais. Le plus urgent étant de s'occuper du présent pour le moment.
J'ai compris que j'étais un imbécile, encore et toujours. Et j'aurais beau faire la morale aux autres, moi aussi je devrai songer au "quand comprendras-tu que..."
Quand comprendrais-je que je dois laisser le passé derrière moi? Les problèmes que j'avais jadis ne doivent pas revenir. Sinon, il se pourrait qu'ils redeviennent réels pour de bon.
Pourquoi est ce que je rend toujours les choses plus compliquées? Pourquoi est ce que j'ai toujours cette sensation désagréables quand tu es là?

J'ai tant de regrets... C'est pourtant la pire chose qui puisse m'arriver. J'évite toujours d'avoir des regrets. Et pourtant...
J'en ai déjà parlé. Je sais ce que tu en penses. J'avais cru que tout disparaitrait après cette discussion. Et même si les chaines sont tombées, même si la passion est partie, il reste ce malaise. Comme si ton contact rouvrait une plaie qui essayait de cicatriser.
J'ai l'impression que je n'arriverai jamais à m'en débarrasser. Il me faut de l'aide... Et peut être que le remède c'est de guérir le mal par le mal. Tu dois mettre fin à ce rêve, tu dois m'aider à tourner la page pour de bon.
Mais je ne sais pas comment le dire. Je ne sais même pas ce qu'il faut faire concretement.
Mais si tu le fais, je pourrai aller de l'avant et éloigner le passé.

Je ne veux plus t'éviter. Parce que quand tu es près de moi, je te crains et je me perd de vue. Je ne suis pas moi quand je me trouve près de toi. Je crains que tu signifies quelquechose de mauvais pour moi. Même si je suis inéluctablement attiré par toi. Etre à tes côté c'est ce que je souhaite. Mais je ne veux pas souffrir de ta présence, plus jamais.
Je veux repousser le passé au maximum, et ne plus jamais songer à ce qui m'a fait souffrir à propos de toi.
On ne peut effacer le passé. Cependant je refuse d'y vivre. C'est pour cette raison que je vais me tourner vers le présent. J'emprisonnerai ces désirs d'autrefois dans le passé et ils ne reviendront plus jamais.
Je veux que tu me signifies quelquechose de bon.

La prochaine fois que nous nous verrons, que je serait près de toi, je ne me laisserai pas possèder par mes désirs. Pas cette fois.

"Put an end to every dream...
I don't know what it is...
But everytime you're near, I fear you...
And I forget myself..."
-Not This Time- ~Kate Bush~

Par Mimischka
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