Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /Fév /2010 19:19
Encore une fois. On peut appeler ça comme on veut : un refus, une réponse négative, un mouvement horizontal de la tête, une anomalie négative, unrâteau.
Soit c'est pas le premier , c'est pas le dernier.
Mais quand on en arrive là on se demande à quoi ça a servi de passer 3 nuits à rêver éveillé, de s'imaginer heureux, de penser qu'on deviendrait enfin fort, de se projeter dans un avenir plus clair. A trembler comme une feuille morte en faisant de lagéol, d'atteindre l'anatexie au moindre contact.
On se demande aussi ce que signifiait tous les signes, les regards profonds, les provocations, ces sous entendus, ces instants de contact un peu trop long pour être vrais. On se demande vraiment si on a pas tout simplement rêvé ou tout inventé, si au final on a fait rentrer la réalité dans un rêve, ou le rêve trop vite dans la réalité.

J'en ai connu des raisons pour lesquelles tout cela n'étaient pas possibles.
Certaines sentimentales, d'autres biologiques. Maintenant socio-professionel. Je pense qu'on peut tout invoquer pour dire non. C'est tellement difficile de prouver que quelquechose est vrai... Alors que montrer que quelquechose est faux ne tient qu'à l'invocation du seul contre-exemple. Et tout s'effondre, rien qu'avec ça. C'est trop facile.

Et j'avais accumulé toute cette charge, toute cette énergie, tout ce potentiel. Je ne pouvais pas rester éternellement comme ça, il me fallait la dissiper. Et quand ce n'est pasEros qui prend son arc, c'est Thanatos qui vous tranchera de sa faux. Pulsion de vie, Pulsion de mort. Elles ne sont que les 2 faces d'une même pièce, celle de la Vie.
J'appartiens à l'ombre, je lui ai toujours appartenu. Je retourne dans mon royaume sans lumière, dans mes ténèbres rassurantes. Si vides, si froides, mais seulement tellement sincères. Les Ténèbres ne peuvent mentir car elles sont muettes. J'irai prendre le thé de nouveau avecFather Lucifer . Je continuerai de chanter ma souffrance avec pathos, et de regarder la petite lumière qui brille dans le noir avec peur. Je resterai loin de la lumière, celle qui attire, qui n'estqu'illusion , celle qui ébloui, aveugle et trahi. Et même si certain voudront m'exposer au rayon du soleil, jamais elle ne m'atteindra vraiment, car la lumière brille dans les ténèbres, mais les ténèbres ne l'ont point reçue.

Qu'ils soient soleils, ou lunes, ces astres qui émettent la lumière céleste sauront toujours me séduire. Pour toujours, je leur bâtirai un autel et je les vénèrerai jusqu'à ce qu'ils s'éteignent. Et dans le regret amère de la mort de leur lumière, j'irai rallumer leur flammes devenues ternes avec la colère des volcans issus de l'union du feu et de la terre. Je les jeterai du haut de leur cratère en chantant des incantations rituelles noyées dans mes larmes et déchirée par mes cris. Je les sacrifierai sur l'autel de ma souffrance, mes astres bien aimés, mes anges déchus. Mes Garçons pour Pelée.

"I want your Love and I want your Revenge...
You and Me could write a Bad Romance...
I don't wanna be Friends..."
-Bad Romance-  ~Lady Gaga~
Par Mimischka
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Samedi 14 novembre 2009 6 14 /11 /Nov /2009 23:26
Ça fait un moment que je ne suis pas revenu ici.
Oui depuis les vacances se sont terminées, je me suis acclimaté à l'air pollué de Lyon... Mais c'est si bon de se sentir vivre dans cette ville qui représente un nouveau point de départ.
Tant de choses ont changé en si peu de temps... en l'espace de quelques mois.
De mon train de vie à mon travail en passant par la sexualité, c'est ma vision de la vie en général qui s'est trouvée changée.

Et à présent c'est moi qui suit responsable de mes choix et de mes actions. Et je vis la vie que j'ai choisi, comme je le souhaitais. Et je pense pouvoir dire que je suis heureux...? Non pas tout à fait peut-être.
Non en effet, la situation d'étudiant en prépa est peu enviable. Beaucoup de travail, beaucoup d'efforts... tout ça pour s'assurer un futur qui ne nous sera cédé qu'à l'issu d'un long parcours... Et nous souffrons tous tellement, pour ne plus souffrir après. Sans aucune garantie d'y arriver.
Aujourd'hui on m'a souhaité de "parvenir à aller là où je veux aller". Et oui, nous voulons tous nous rendre quelque part. Dans un endroit qui nous attend. L'endroit où on pourra être heureux. Mais pour cela il nous faut payer le prix : notre temps et notre souffrance. Non, j'aime ces cours. Mais dans le principe même d'une sélection, de ce concours, c'est à celui qui saura le mieux souffrir qui parviendra à aller là où il veut aller. Pourquoi nous faut il payer ce prix? Alors que nous ne faisons qu'espérer de pouvoir un jour être heureux? Alors que nous ne demandons qu'à avoir un avenir...?
Nous vivons décidément dans une société compliquée.
Mais soit... Je veux bien tenter de gagner ce bonheur grâce à mes efforts. J'ai encore assez de forces à donner. Et je souhaite qu'on parvienne tous à le gagner.
Oui l'avenir est devant nous et ne demande qu'à être rejoint.

Mais qu'en est-il de ceux pour qui l'avenir a été atteint? Que reste-t-il? Où sont-ils allé? Sont-ils heureux à présent? Comment avons nous pu en arriver là?
Depuis le Vietnam. Pourquoi est ce qu'il a fallu partir? Pourquoi a-t-il fallu tout quitter?
Et il a fallu tout reconstruire. Et ils l'ont fait ensemble. Aujourd'hui tous ne semblent pas heureux. Mais j'ose espérer qu'il sont fiers de certaines choses qu'ils ont fait depuis. En France, le pays qui était leur avenir.
Et les souvenirs?  Certains se souviennent encore. D'autres ne désirent plus se souvenir... Je pense. Et d'autre on oublié. Où est ce qu'ils sont juste enfoui profondément dans leur mémoire? Où sont partis tous ces souvenirs? Où est partie cette époque? Où est passée l'âme de ces années avant la guerre? Avant que tout ne change... Encore une fois.

Nos destins sont inexorablement liés à celui du monde. Personne n'est à l'abri de ce courant, la Force de Vie. Nous avançons avec elle. Et nous ne pouvons lutter. Parce qu'il en va de notre vie. Pour survivre on est obligé d'avancer avec elle, et de fuir cette Force avant qu'elle ne nous frappe de plein fouet. Voilà pourquoi nous changeons et pourquoi on en est là où on en est. Et je réalise que tout est fragile. Que les châteaux de cartes s'effondrent à la première brise. Mais malgré tout je crois en l'avenir. Et quoi qu'il arrive je continuerai de croire que l'avenir nous attend, moi et ceux que j'aime. Même si nos chemins sont escarpés, ou même si le pont a été détruit. Je ne renoncerai pas. Et la Force de Vie m'emmènera là où je devrai aller. Là où je veux aller.
Même si le monde s'écroule d'une manière ou d'une autre,
Je resterai en vie quoi qu'il arrive.

-Summer 78- ~Yann Tiersen~
Par Mimischka
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Mardi 18 août 2009 2 18 /08 /Août /2009 21:38
Ça y est je suis installé ! Autant le dire tout de suite, je suis extrêmement content! Ça fait du bien de sentir qu'on se suffit à sois même au sein de son indépendance! Je m'habitue petit à petit à ma nouvelle vie et déjà je trouve mes repères. De très bons repères. Bien sur je n'ai pas encore découvert toutes les subtilités mais ça viendra avec le temps. Pour le moment je profite. Malgré tout, je m'ennuie un peu et il m'arrive déjà de sentir le poids de la solitude.

Et je ne suis pas le seul. Il y a pas mal d'étudiants qui emménagent progressivement. Je ne sais pas si certains sont colocataires, mais je sais qu'il y en a des dans le même cas que moi. Mais il est normal de passer par là je suppose. Parfois je regarde à la fenêtre et je vois des familles, parfois des adultes seuls...

Je vois surtout un homme qui est seul. Cet homme enface qui fume sa cigarette à la fenetre et qui regarde en bas, alors que moi je regarde en haut.
On m'a dit:
"Toi tu rêves, lui il regarde la réalité."

Il doit se sentir bien seul ainsi...
Je le vois aussi rentrer le soir, exténué, n'ayant ni le courage de fumer debout, si de se faire à manger. Alors il va manger dehors. Je suppose qu'il travaille dur toute la journée.

Et je le regarde dans la solitude du soir, alors que moi même la compagnie me manque. Je me dis que nous devrions être amis et partager notre compagnie. Mais je me dis aussi que je ne le ferai jamais. Peut être par respect de sa tranquillité, timidité, et par principe. La peur de se faire refouler. Après tout je suis un parfait inconnu. Tout devrais être plus simple. On se donne des barrières inutilement et on passe trop souvent à côté de bons moments. Malgré tout je ne peux pas. Alors je me contente de le regarder et de compatir à sa solitude.
Peut être un jour...?

"Desperado, why don't you come to your senses?...
Come down your fences, open the gate...
It may be raining, but there's a rainbow above you...
You better let somebody love you...
Before it's too late..."
-Desperado- ~The Eagles~
Par Mimischka
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Mercredi 15 juillet 2009 3 15 /07 /Juil /2009 22:52
Ce n'était pas le bon jour, pas le bon temps, pas le bon moment.
Peut être qu'on aurait pas du se lever ce jour là. Peut être qu'on était pas prêt à affronter nos réalités. Peut être qu'on est trop faibles. Ou peut être que ce n'est qu'un syndrome.
Qu'on partage tous les deux.
Je nous reconnais bien là.
Peut être que nous aussi nous sommes liés. D'une certaine manière. Pas forcement celle qu'on voudrait.
Mais malgré tout, cela fait plaisir te trouver quelqu'un qui partage les mêmes choses. Que se soient les joies ou les souffrances. Ceci ne peut nous accorder que du soutien.
Alors je suis content de te connaître.

Ce soir là quoi qu'on fasse on allait droit au gouffre. Alors quitte à y aller, autant y aller à deux... Nos maux sont liés, tu sais? Si tu souffres, je souffres. Je sais pas si l'inverse est vrai. J'espère pas pour toi. Même si au fond je serais flatté que ce soit le cas. Mais il ne vaut mieux pas.

Il est arrivé finalement le moment où tout cela nous dépasse. Tout ceci est trop fort, trop invincible. On se sent si impuissant et faible qu'on a envie de fuir. Je l'ai souhaité ardemment. Mais où aller? Je ne pouvais pas partir seul ainsi.
Alors je t'ai en quelque sorte supplié de m'accompagner. D'un part parce que je ne pouvais y aller seul. Et de l'autre parce que je voulais te sauver aussi de ce gouffre. Je pense qu'on ne pouvait le faire qu'ensemble.
Je ne pensais pas que tu accepterais. Souvent les gens déclinent ce genre d'invitation. Par pudeur, par orgueil, ou même par paresse. Certains disent que ce n'est pas convenable de presser ainsi la main qu'on leur tend. D'autre ne veulent pas accepter la faiblesse qu'il implique de fuir. D'autre ne veulent tout simplement pas partir de chez eux, et préfèrent se morfondre seuls. Surtout par une soirée pluvieuse comme celle-ci...

Mais toi tu as accepté. Je ne pensais pas que tu le ferais. C'est la première fois que quelqu'un répond à mon appel, qu'on veuille accepter la main que je tends. C'était incroyable qu'on puisse vouloir partir la nuit par un temps pareil. Et pourtant... On était bien les deux dans cette voiture en attendant que le spectacle débute.
Le spectacle pouvait avoir l'intérêt qu'il voulait, cela n'avait pas vraiment d'importance.
Je sentais que mon mal partait en fumée, comme ces fleurs de feu dans la nuit noire. Peut être que toi aussi tu l'as senti. Plus rien n'avait d'importance à cet instant je pense. Parce que voir des fleurs se flétrir, c'est peut être comprendre que les choses sont éphémères, et qu'il n'est peut être pas si pertinent d'y porter tant d'importance, et s'empoisonner ainsi.
Moi ce qui m'importait, c'est que tu sois là à côté de moi, les yeux perdus dans le vide, et l'esprit vagabondant dans le champs des Fleurs de feu. Alors je me disais que peut être tu avais trouvé un peu de repos. Que peut être j'avais finalement pu faire quelquechose pour toi. Et penser ça me libérait. Parce que ce qui m'importe c'est que tu ailles bien. Alors si tu vas bien, j'irai bien. C'est aussi simple que cela.
Bien sur, ce n'est pas fuir qui résoudra nos problèmes, je le sais bien. Mais si on trouve un refuge et qu'on s'y repose, alors peut être qu'on pourra revenir assez fort pour venir à bout des obstacles, et finalement être heureux. Tu ne crois pas? Moi j'y crois.

Alors quelque soit le temps que cela prendra, on triomphera des obstacles qui se mettront au travers de notre route. Et ensemble, peut être nous pourrons espérer trouver la paix que je chérie tant. Peut être.
Mais ce qui est sûr, c'est que tu pourras compter sur moi. Sache que moi aussi je me repose sur toi. Alors soyons forts toi et moi. La nuit touchera à sa fin. Et finalement nous pourrons voir le jour se lever une nouvelle fois...
J'ai l'impression de mettre rendu dans un jardin où les fleurs caressent la neige, et déploient leurs pétales encore et encore... à l'infini.
Merci, infiniment.

"So Sally can wait...
She knows it's too late as she's walking on by...
My Soul slides away....
Don't look back in Anger....
I heard you say...."
-Don't Look Back in Anger- ~Oasis~
Par Mimischka
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Dimanche 12 juillet 2009 7 12 /07 /Juil /2009 16:41
"Blood Roses, Blood Roses
Roses de Sang, Ô Roses de Sang
Back on the Street, Now...
De Retour dans la Rue, maintenant...
Blood Roses, Blood Roses
Roses de Sang, Ô Roses de Sang
Can't forget the Things you've NEVER said
Je ne peux oublier les choses que tu ne m'as Jamais dites...
On days like this starts me thinking...
Les jours comme ça me font penser....
When Chickens get a Taste of your Meat girl
Lorsque les Poulets goûtent de ta Viande, ma Fille...
When Chickens get a Taste of your Meat girl, Yes...
Lorsque les Poulets goûtent de ta Viande, Oui...

You gave him your Blood and your Warm Little Diamond
Tu lui as donné ton Sang et ton Petit Diamand Chaud
He likes Killing you after You're DEAD...
Il aime te Tuer après que Tu sois MORT.


You think I'm a queer?
Tu penses que je suis un Pédé*?
I think you're a queer!
Je crois que tu es un Pédé*
Said I think you're a queer
J'ai dit que je crois que tu es un Pédé*
I THINK YOU'RE A QUEER !!!
JE CROIS QUE TU ES UN PEDE* !!!

I Shaved EVERY place where You've been, Boy
J'ai Rasé TOUS les endroits où Tu étais, Mon Garçon...
I said, I Shaved EVERY place where You've Been, Yes...
J'ai dit que j'ai rasé Tous les endroits où tu étais, Oui...

God Knows I Know I Thrown Away Those Graces
Dieu sais que je sais que je sais que j'ai Jeté ces Grâces
God Knows I Know I Thrown Away Those Graces
Dieu sais que je sais que je sais que j'ai Jeté ces Grâces
God Knows I Know I Thrown Away Those
Dieu sais que je sais que je sais que j'ai Jeté ces

GRACES
GRÂCES


The Belle of New Orlean tried to show me once how to Tango
La Belle de la Nouvelle Orléan a essayé une fois de m'apprendre comment danser le Tango
Wrapped around your Feet...
Entourée autour de tes pieds...
Wrapped around like Good Little Roses
Entourée comme de Bonnes Petites Roses

Blood Roses, Blood Roses
Roses de Sang, Ô Roses de Sang
Back on the Street, Now...
De Retour dans la Rue, maintenant...
Now you've cut out the Flute from the Throat of the Loon
A présent tu as tranché la Flûte de la Gorge de L'Oiseau
At least when you Cry now he can't even Hear You...
Au moins quand tu Pleures, maintenant il ne peut plus T'Entendre...

When Chickens get a Taste of your Meat girl
Lorsque les Poulets goûtent de ta Viande, ma Fille...

Come on
Viens là
Come on
Viens là
Come on
Viens là
Come on
Viens là

When He SUCKS You DEEP, Yes...

Lorsqu'Il te SUCE PROFONDEMENT, Oui...

Sometimes you're nothing but Meat...

Parfois, tu n'es rien d'autre que de la Viande..."

-Blood Roses- ~Tori Amos~
* Non à l'Homophobie
Par Mimischka
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Jeudi 9 juillet 2009 4 09 /07 /Juil /2009 19:52
Le temps a passé et finalement nous avons obtenu tout ce que nous souhaitions. Bac, Permis, école, appartement... Et maintenant les Vacances. Y'a pas à dire, on a intérêt à en profiter. Maintenant tout est chargé, tout est préparé, il ne nous reste plus qu'à entrer dans ce nouveau monde. C'est le début de la vraie vie, celle qu'on a choisi. C'est un peu comme sortir du ventre de sa mère une seconde fois.
L'inconnu me fait un peu peur je l'avoue. Je sens que je m'en rapproche, à chaque jour qui passe. Mais je sais que ce qui m'attends sera formidable, même si ce chemin est semé d'embûches et marqué par la souffrance et la peur. Je crois qu'il n'y a que la souffrance qui peut endurcir mon coeur encore trop fragile. On ne peut pas comprendre le bonheur sans connaître le malheur. On ne peut pas connaître le plaisir sans connaître la souffrance.
C'est pour cela que j'ai choisi ce chemin.
J'espère qu'il me mènera loin... Très loin d'ici.
Parce que je dois découvrir le monde avant que la mort ne me prenne. Je ne la laisserai pas me prendre avant d'avoir fait ce que j'ai à faire ici bas.

Je sais que c'est la fin de ce monde. Le monde de mon enfance, de mon adolescence là où j'ai "poussé". A présent c'est à moi de faire pousser mon jardin. Mais pour cela je vais devoir abandonner celui ci. Et il est temps.
Tout semble se perdre dans le chaos, tout se disloque. Les liens d'antan se détruisent, et les chaînes aussi. Il faut briser les chaînes afin d'avancer. C'est obligatoire. Je me déferrai de ces chaînes... De tout ce qui m'entrave aujourd'hui, de tout ce qui me fait souffrir ici... Je n'ai pas besoin de cela dans le monde où je serai maître. Je n'accepte plus ce genre de joug. Je ne ferai maître ce que celui qui le mérite. En attendant, je ferai ce qu'il faut pour que les souvenirs restent une douce illusion. Mais les séparations, elles, seront bien réelles. C'est pour notre bien... Je ne fais pas cela pour faire du mal. Parce que garder ce lien, c'est souffrir d'avantage et n'apporter que d'avantage de tragédie. C'est pour cela que me Dernier Moment est arrivé et qu'il ne tient qu'à nous de faire que le Dernier Moment ne soit pas le Dernier Moment.
Mais je garde confiance en le Destin.
Ma vision se réalisera, mais elle n'est pas une finalité. Je peux encore en changer l'issue.
Parce que le Futur n'est pas encore décidé. Et parce que je sais qu'au fond... la haine et l'amour ne sont que les faces d'une même pièce....

"Oh solace city...
Your changing skyline is twisting me up
Inside - I give away another minute...
I'm wasting my time...
Worrying on about you..."
-I am Leaving- ~Blue Roses~
Par Mimischka
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Mercredi 17 juin 2009 3 17 /06 /Juin /2009 11:24
Bon j'ai eu l'idée ce matin, oui je n'ai que ça a faire au lieu de réviser, mais j'avais envie.

TOP 10 in the charts of Pleasure

1: Tori Amos (la seule, l'unique, la grande, la magnifique, la suprêmissime...)
"If you know me so well, then tell me which hand I use"

2: Lilly Rush
"Past cannot be erased..."

3: MB ;-)
"Confiture de mûre"

4: Johann Sebastian Bach (Le plus beau)
"So oft ich meine Tobackspfeife"

5: Ton Koopman (promotion récente)
"Bach actually did the greatest genius work in the History and he caused this fantastic balance between emotion and intelligence"

6: Ma Guitare
"la la si do mi sol# la"

7: Ma Vie elle même (l'ethnique)
"Noémie... Prend ma vie!
-D'accord"


8: Mon Nohohon
" :) "

9: Le Thé
"Il faut protéger les feuilles de thé pour ne pas avoir d'amertume"

10: Mon Stylo
"Discover the realms of the unknown..."

Nota Bene: la sélection des figurants de cette liste a été faite sur le critère suivant : capable de me provoquer un orgasme. Il est important de préciser que le mot "orgasme" est à prendre au sens large, sinon il y a de quoi se poser des questions. Merci de votre compréhension.
Par Mimischka
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Lundi 25 mai 2009 1 25 /05 /Mai /2009 21:35
Je sais que j'ai abandonné. Non, je ne dirai pas que je t'ai abandonné. Mais à un moment il faut bien se faire une raison. Je n'ai pas réussi à te trouver. Pourtant j'ai voulu, Dieu sait que j'ai souhaité te retrouver.
Mais tu es comme un arc en ciel, tu apparais splendide et tu retournes te cacher dans les cieux. Tu es si éphémère que je me suis demandé si tu étais réel, si tu n'étais pas un rêve éveillé ou un mirage. Mais je pense qu'aucune illusion ne pourra reproduire ce que j'ai ressenti ce soir là. Et c'est pour ça que j'ai voulu te retrouver. Parce que je pensais que notre rencontre ne pouvait pas être due au hasard. Dès le premier regard j'ai su que tu avais quelquechose de spécial, ou du moins tu m'attirais. Était-ce un hasard? Je ne peux pas vraiment de connaître, mais tout ce que je sais c'est que ton apparence est ce qui m'a attiré chez toi. Je n'ai pas pu résister à ton sourire paisible, tes cheveux clairs, ton corps bien sculpté et tes yeux bleus... Ceux que j'ai toujours cherché. Tu leur ressembles peut être un peu... beaucoup. Je m'en rend compte aujourd'hui. Peut être qu'on aime qu'un ensemble de qualité, peut être que tu as réuni toutes celles qui me faisaient fondre. Peut être que tu étais fait pour me plaire. Et peut être que tu étais fait pour que tu me manques, pour que tu m'échappes et pour que la vie m'apprenne que les gens vont, viennent et se perdent. Moi je ne voulais pas te perdre si vite. Mais tu es allé trop vite pour moi, je n'ai pas pu te rattraper.
Peut être es tu l'horizon vers lequel le cours. On n'atteint jamais l'horizon.
Mais on arrive vers d'autres terres.
Peut être m'as tu invité à un voyage. Le voyage que je devrais faire pour te retrouver. Et pourtant je sais que le but n'est pas là. Le but serait que je trouve autre chose au cours de ce voyage. Devrais-je partir à la recherche de ce trésor? Devrais-je renoncer à toi?
Je ne sais pas si l'on se reverra. Ce message est peut être un adieu. Mais je ne t'oublierai pas de sitôt, crois moi. Je crois que tu as été très important bien qu' éphémère dans ma vie. Tu m'a prouvé qu'on pouvait être frappé par le coup de foudre. Tu m'a montré la passion et les désillusions. Tu m'a fait croire et espérer, et réaliser.
Si on se revoit, peut être seront nous amis. Si tu lis ces mots, crois moi, ils sont sincères. Peut être m'as tu oublié ,toi. Peut être que tu es juste ici.
Peut être que tu l'as toujours été.
Là dans ma tête.

"You are my sweetest downfall...
I loved you first...
I have to go....
He told me that I've done alright...
Kiss me 'till the morning light..."
-Samson- ~Regina Spektor~
Par Mimischka
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Dimanche 26 avril 2009 7 26 /04 /Avr /2009 17:05
Croyez vous au Destin? La Fatalité?
Ce serait penser que tout est écrit, mais si on analyse bien, cela veut surtout dire que ce qui nous tombe dessus n'est pas dû au hasard. Et surtout qu'on ne s'y attend pas.

J'étais à un bal folk, et  comme dans tous les bals, vous entrez dans la danse un peu par hasard. Ambiance festive d'un autre temps, digne d'une Saint Jean dans un petit village de Campagne dans la France des années 20. Elle m'a prit la main elle m'a dit  "On y va". Je me suis laisser entraîner dans la danse.
Avant tout, il faut savoir ce qu'on danse. En l'occurrence mes amis n'en avait aucune idée. Les explications ne sont pas plus claires... Tant pis la musique démarre. On va par où?
Après quelques débuts difficiles on commence à comprendre. A gauche... 1, 2, 3 , 4... On repart. Après il faut tourner sur soi même, c'est la partie la plus drôle. Je commence à m'amuser.
Quand on commence à maîtriser, on commence à lever le nez de ses pieds et à regarder autour. Et là, stupéfaction.
Les 2 cercles formées de chaînes humaines se meuvent devant vous, comme un manège imperturbable, avec une harmonie irréelle. Tout tourne comme si cette ronde avait toujours tourné avec la terre, comme si c'était la roue du destin. Tous ces gens faisaient tourner la roue du destin, comme portée par le souffle de la vie. C'était une gigantesque communion, un rituel païen, ça avait quelque chose de sacré. Et pourtant nous ne faisions que nous amuser. Peut être la célébration du plaisir et de la fête?

Attention ça accélère. Bien sur, on ne pouvait pas rester à cette allure là. Tout s'accélère mais maintenant je suis assez averti pour suivre la cadence. Hop... 1, 2, 3, 4, on repart.... je tourne, prend moi la main !
Les sourires se font plus francs, des rires retentissent, le plaisir monte à mesure que la musique accélère et gonfle. Notre rituel se transforme alors en une danse endiablée, suivant une musique au tempo fiévreux, notre ronde fait penser à la danse des Enfers. Plus rien ne pourra nous arrêter maintenant.
A ce moment là je l'aperçois.
Il est là dans la ronde. Celle à l'intérieur de celle où je me trouve. Il danse bien, il souris, je crois qu'il rit. Il ne me regarde pas je suis derrière lui. Mais il est juste devant moi. Nous continuons de danser, mais le petit cercle va plus vote que le notre, je le perd de vue. Plus vite! Mais on ne peut pas aller plus vite que la musique. On ne peut pas se battre contre eux, contre le reste des Hommes. Où est-il? Ah! il revient! Mais malheureusement il m'échappe une fois de plus. Et c'est ainsi le reste de la danse. Comment faire pour le rejoindre? Laisse moi te rejoindre! Mais les liens sont trop forts et les règles trop strictes pour le rejoindre. Quand vous êtes séparé d'un cercle le temps d'une danse, on ne peut pas se rejoindre. Sommes nous condamnés à nous perdre de vue de cette manière? Même si je te chercherai toujours? Il faut briser le cercle. Ou attendre la fin de la danse. J'attendrai le temps qu'il faudra pour te rejoindre... A moins que tu me perdes encore dans une autre danse.
En tout cas, je n'aurais jamais pensé que tu tomberais ainsi sur moi, que tu débarques ainsi dans ma vie. Avec tes jambes agiles, ton regard tendre et ton sourire discret.
Crois moi... Je ne sais pas si je te retrouverai, mais je n'oublierai pas.

Guide mes pas sur les sombres accords de ton accordéon...

"Whenever I'm alone with you...
You make me feel like I am free again...
Whenever I'm alone with you...
You make me feel like I am clean again..."
-Love Song- ~The Cure~
Par Mimischka
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Vendredi 17 avril 2009 5 17 /04 /Avr /2009 22:04
Vous direz ce que vous voulez, ça n'a plus vraiment d'importance. Ce que je dis non plus d'ailleurs... Vous pourrez lire ce que j'ai écrit, vous pourrez m'interroger, je vous répondrait simplement que ça n'a plus d'importance.
Les dés n'attendent que d'être jetés, je les ai laissés au destin.
Il est drôle de se replonger en arrière (relire des conversation msn par exemple) et voir à quel point je souhaitais ardemment résoudre des problèmes quelquefois insolubles.

Au bout d'un an, je me suis dit qu'un problème insoluble n'avait plus rien à craindre si ce n'est l'érosion du temps. Rien ne sert de forcer les serrures quand la porte et blindée et qu'on a pas la clé. Il suffit de laisser le temps faire les choses.
On peut comparer ce problème à une cage contenant une bête appelée "Désir" (joli nom, n'est ce pas?)
Malgré tous mes efforts, je n'ai pas réussi à la tuer. Pourtant Dieu sait que j'ai redoublé d'efforts, mais ce ne fut semble-t-il, pas assez pour en venir à bout. Alors je l'ai enfermée dans cette cage et j'ai jeté la clé pour que la bête ne puisse jamais sortir. Problème, cette bête est pour ainsi dire très belle et elle m'attire. Parfois je succombe à son charme et je m'approche de la cage. Et là je me fait mordre. Alors j'ai encore peur de la bête.
Or, j'en ai plus qu' assez d'avoir peur. Alors j'ai décidé de ne plus me retenir et quitte à souffrir je n'aurai plus à me battre contre elle. Le verrou va casser suite aux coups de la bête.
Elle pourra bien sortir et me dévorer tout entier, si je succombe c'est elle qui succombe. Car "Désir" est toujours "Désir de Quelquechose". "Désir" n'existe pas sans moi. Mais moi j'ai existé avant  "Désir".
En fait il s'avère que "Désir" me ressemble beaucoup. Peut être que lutter contre "Désir" c'est lutter contre soi-même.
Reste à savoir comment "Désir" va réagir. Est ce qu'elle va me faire attendre? Est ce qu'elle va se détruire parce que je ne lui oppose plus de résistance? Est ce que tout ceci est un jeu? Ou alors elle va chercher à me dévorer. A ce moment on verra qui des deux restera. En tout cas s'il doit en rester un ça sera moi. A quel prix? Aucune importance. De toute manière c'est la dernière issue qu'il me reste, toutes les autres sont bouchées. Je n'ai plus le choix qu'abandonner cela au Destin. Je n'ai plus d'autre choix que d'accepter "Désir" près de moi -en moi-. Faute de la vaincre peut être trouverons nous le moyen de négocier cela. Négocier ma liberté. Et peut être qu'elle acceptera de partir pour de bon cette fois.
Comme le disait un certain Freud, "c'est en pleine lumière que l'on triomphe de ses désirs."
J'espère qu'il dit vrai.

Mais tout ceci n'a plus d'importance.
"Désir" et moi ne faisons déjà plus qu'un...
Par Mimischka
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