Jeudi 9 juillet 2009
Le temps a passé et finalement nous avons obtenu tout ce que nous souhaitions. Bac, Permis, école, appartement... Et maintenant les Vacances. Y'a pas à dire, on a intérêt à en profiter. Maintenant tout est chargé, tout est préparé, il ne nous reste plus qu'à entrer dans ce nouveau monde. C'est le début de la vraie vie, celle qu'on a choisi. C'est un peu comme sortir du ventre de sa mère une seconde fois.
L'inconnu me fait un peu peur je l'avoue. Je sens que je m'en rapproche, à chaque jour qui passe. Mais je sais que ce qui m'attends sera formidable, même si ce chemin est semé d'embûches et marqué par la souffrance et la peur. Je crois qu'il n'y a que la souffrance qui peut endurcir mon coeur encore trop fragile. On ne peut pas comprendre le bonheur sans connaître le malheur. On ne peut pas connaître le plaisir sans connaître la souffrance.
C'est pour cela que j'ai choisi ce chemin.
J'espère qu'il me mènera loin... Très loin d'ici.
Parce que je dois découvrir le monde avant que la mort ne me prenne. Je ne la laisserai pas me prendre avant d'avoir fait ce que j'ai à faire ici bas.

Je sais que c'est la fin de ce monde. Le monde de mon enfance, de mon adolescence là où j'ai "poussé". A présent c'est à moi de faire pousser mon jardin. Mais pour cela je vais devoir abandonner celui ci. Et il est temps.
Tout semble se perdre dans le chaos, tout se disloque. Les liens d'antan se détruisent, et les chaînes aussi. Il faut briser les chaînes afin d'avancer. C'est obligatoire. Je me déferrai de ces chaînes... De tout ce qui m'entrave aujourd'hui, de tout ce qui me fait souffrir ici... Je n'ai pas besoin de cela dans le monde où je serai maître. Je n'accepte plus ce genre de joug. Je ne ferai maître ce que celui qui le mérite. En attendant, je ferai ce qu'il faut pour que les souvenirs restent une douce illusion. Mais les séparations, elles, seront bien réelles. C'est pour notre bien... Je ne fais pas cela pour faire du mal. Parce que garder ce lien, c'est souffrir d'avantage et n'apporter que d'avantage de tragédie. C'est pour cela que me Dernier Moment est arrivé et qu'il ne tient qu'à nous de faire que le Dernier Moment ne soit pas le Dernier Moment.
Mais je garde confiance en le Destin.
Ma vision se réalisera, mais elle n'est pas une finalité. Je peux encore en changer l'issue.
Parce que le Futur n'est pas encore décidé. Et parce que je sais qu'au fond... la haine et l'amour ne sont que les faces d'une même pièce....

"Oh solace city...
Your changing skyline is twisting me up
Inside - I give away another minute...
I'm wasting my time...
Worrying on about you..."
-I am Leaving- ~Blue Roses~
Par Mimischka
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Mercredi 17 juin 2009
Bon j'ai eu l'idée ce matin, oui je n'ai que ça a faire au lieu de réviser, mais j'avais envie.

TOP 10 in the charts of Pleasure

1: Tori Amos (la seule, l'unique, la grande, la magnifique, la suprêmissime...)
"If you know me so well, then tell me which hand I use"

2: Lilly Rush
"Past cannot be erased..."

3: MB ;-)
"Confiture de mûre"

4: Johann Sebastian Bach (Le plus beau)
"So oft ich meine Tobackspfeife"

5: Ton Koopman (promotion récente)
"Bach actually did the greatest genius work in the History and he caused this fantastic balance between emotion and intelligence"

6: Ma Guitare
"la la si do mi sol# la"

7: Ma Vie elle même (l'ethnique)
"Noémie... Prend ma vie!
-D'accord"


8: Mon Nohohon
" :) "

9: Le Thé
"Il faut protéger les feuilles de thé pour ne pas avoir d'amertume"

10: Mon Stylo
"Discover the realms of the unknown..."

Nota Bene: la sélection des figurants de cette liste a été faite sur le critère suivant : capable de me provoquer un orgasme. Il est important de préciser que le mot "orgasme" est à prendre au sens large, sinon il y a de quoi se poser des questions. Merci de votre compréhension.
Par Mimischka
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Lundi 25 mai 2009
Je sais que j'ai abandonné. Non, je ne dirai pas que je t'ai abandonné. Mais à un moment il faut bien se faire une raison. Je n'ai pas réussi à te trouver. Pourtant j'ai voulu, Dieu sait que j'ai souhaité te retrouver.
Mais tu es comme un arc en ciel, tu apparais splendide et tu retournes te cacher dans les cieux. Tu es si éphémère que je me suis demandé si tu étais réel, si tu n'étais pas un rêve éveillé ou un mirage. Mais je pense qu'aucune illusion ne pourra reproduire ce que j'ai ressenti ce soir là. Et c'est pour ça que j'ai voulu te retrouver. Parce que je pensais que notre rencontre ne pouvait pas être due au hasard. Dès le premier regard j'ai su que tu avais quelquechose de spécial, ou du moins tu m'attirais. Était-ce un hasard? Je ne peux pas vraiment de connaître, mais tout ce que je sais c'est que ton apparence est ce qui m'a attiré chez toi. Je n'ai pas pu résister à ton sourire paisible, tes cheveux clairs, ton corps bien sculpté et tes yeux bleus... Ceux que j'ai toujours cherché. Tu leur ressembles peut être un peu... beaucoup. Je m'en rend compte aujourd'hui. Peut être qu'on aime qu'un ensemble de qualité, peut être que tu as réuni toutes celles qui me faisaient fondre. Peut être que tu étais fait pour me plaire. Et peut être que tu étais fait pour que tu me manques, pour que tu m'échappes et pour que la vie m'apprenne que les gens vont, viennent et se perdent. Moi je ne voulais pas te perdre si vite. Mais tu es allé trop vite pour moi, je n'ai pas pu te rattraper.
Peut être es tu l'horizon vers lequel le cours. On n'atteint jamais l'horizon.
Mais on arrive vers d'autres terres.
Peut être m'as tu invité à un voyage. Le voyage que je devrais faire pour te retrouver. Et pourtant je sais que le but n'est pas là. Le but serait que je trouve autre chose au cours de ce voyage. Devrais-je partir à la recherche de ce trésor? Devrais-je renoncer à toi?
Je ne sais pas si l'on se reverra. Ce message est peut être un adieu. Mais je ne t'oublierai pas de sitôt, crois moi. Je crois que tu as été très important bien qu' éphémère dans ma vie. Tu m'a prouvé qu'on pouvait être frappé par le coup de foudre. Tu m'a montré la passion et les désillusions. Tu m'a fait croire et espérer, et réaliser.
Si on se revoit, peut être seront nous amis. Si tu lis ces mots, crois moi, ils sont sincères. Peut être m'as tu oublié ,toi. Peut être que tu es juste ici.
Peut être que tu l'as toujours été.
Là dans ma tête.

"You are my sweetest downfall...
I loved you first...
I have to go....
He told me that I've done alright...
Kiss me 'till the morning light..."
-Samson- ~Regina Spektor~
Par Mimischka
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Dimanche 26 avril 2009
Croyez vous au Destin? La Fatalité?
Ce serait penser que tout est écrit, mais si on analyse bien, cela veut surtout dire que ce qui nous tombe dessus n'est pas dû au hasard. Et surtout qu'on ne s'y attend pas.

J'étais à un bal folk, et  comme dans tous les bals, vous entrez dans la danse un peu par hasard. Ambiance festive d'un autre temps, digne d'une Saint Jean dans un petit village de Campagne dans la France des années 20. Elle m'a prit la main elle m'a dit  "On y va". Je me suis laisser entraîner dans la danse.
Avant tout, il faut savoir ce qu'on danse. En l'occurrence mes amis n'en avait aucune idée. Les explications ne sont pas plus claires... Tant pis la musique démarre. On va par où?
Après quelques débuts difficiles on commence à comprendre. A gauche... 1, 2, 3 , 4... On repart. Après il faut tourner sur soi même, c'est la partie la plus drôle. Je commence à m'amuser.
Quand on commence à maîtriser, on commence à lever le nez de ses pieds et à regarder autour. Et là, stupéfaction.
Les 2 cercles formées de chaînes humaines se meuvent devant vous, comme un manège imperturbable, avec une harmonie irréelle. Tout tourne comme si cette ronde avait toujours tourné avec la terre, comme si c'était la roue du destin. Tous ces gens faisaient tourner la roue du destin, comme portée par le souffle de la vie. C'était une gigantesque communion, un rituel païen, ça avait quelque chose de sacré. Et pourtant nous ne faisions que nous amuser. Peut être la célébration du plaisir et de la fête?

Attention ça accélère. Bien sur, on ne pouvait pas rester à cette allure là. Tout s'accélère mais maintenant je suis assez averti pour suivre la cadence. Hop... 1, 2, 3, 4, on repart.... je tourne, prend moi la main !
Les sourires se font plus francs, des rires retentissent, le plaisir monte à mesure que la musique accélère et gonfle. Notre rituel se transforme alors en une danse endiablée, suivant une musique au tempo fiévreux, notre ronde fait penser à la danse des Enfers. Plus rien ne pourra nous arrêter maintenant.
A ce moment là je l'aperçois.
Il est là dans la ronde. Celle à l'intérieur de celle où je me trouve. Il danse bien, il souris, je crois qu'il rit. Il ne me regarde pas je suis derrière lui. Mais il est juste devant moi. Nous continuons de danser, mais le petit cercle va plus vote que le notre, je le perd de vue. Plus vite! Mais on ne peut pas aller plus vite que la musique. On ne peut pas se battre contre eux, contre le reste des Hommes. Où est-il? Ah! il revient! Mais malheureusement il m'échappe une fois de plus. Et c'est ainsi le reste de la danse. Comment faire pour le rejoindre? Laisse moi te rejoindre! Mais les liens sont trop forts et les règles trop strictes pour le rejoindre. Quand vous êtes séparé d'un cercle le temps d'une danse, on ne peut pas se rejoindre. Sommes nous condamnés à nous perdre de vue de cette manière? Même si je te chercherai toujours? Il faut briser le cercle. Ou attendre la fin de la danse. J'attendrai le temps qu'il faudra pour te rejoindre... A moins que tu me perdes encore dans une autre danse.
En tout cas, je n'aurais jamais pensé que tu tomberais ainsi sur moi, que tu débarques ainsi dans ma vie. Avec tes jambes agiles, ton regard tendre et ton sourire discret.
Crois moi... Je ne sais pas si je te retrouverai, mais je n'oublierai pas.

Guide mes pas sur les sombres accords de ton accordéon...

"Whenever I'm alone with you...
You make me feel like I am free again...
Whenever I'm alone with you...
You make me feel like I am clean again..."
-Love Song- ~The Cure~
Par Mimischka
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Vendredi 17 avril 2009
Vous direz ce que vous voulez, ça n'a plus vraiment d'importance. Ce que je dis non plus d'ailleurs... Vous pourrez lire ce que j'ai écrit, vous pourrez m'interroger, je vous répondrait simplement que ça n'a plus d'importance.
Les dés n'attendent que d'être jetés, je les ai laissés au destin.
Il est drôle de se replonger en arrière (relire des conversation msn par exemple) et voir à quel point je souhaitais ardemment résoudre des problèmes quelquefois insolubles.

Au bout d'un an, je me suis dit qu'un problème insoluble n'avait plus rien à craindre si ce n'est l'érosion du temps. Rien ne sert de forcer les serrures quand la porte et blindée et qu'on a pas la clé. Il suffit de laisser le temps faire les choses.
On peut comparer ce problème à une cage contenant une bête appelée "Désir" (joli nom, n'est ce pas?)
Malgré tous mes efforts, je n'ai pas réussi à la tuer. Pourtant Dieu sait que j'ai redoublé d'efforts, mais ce ne fut semble-t-il, pas assez pour en venir à bout. Alors je l'ai enfermée dans cette cage et j'ai jeté la clé pour que la bête ne puisse jamais sortir. Problème, cette bête est pour ainsi dire très belle et elle m'attire. Parfois je succombe à son charme et je m'approche de la cage. Et là je me fait mordre. Alors j'ai encore peur de la bête.
Or, j'en ai plus qu' assez d'avoir peur. Alors j'ai décidé de ne plus me retenir et quitte à souffrir je n'aurai plus à me battre contre elle. Le verrou va casser suite aux coups de la bête.
Elle pourra bien sortir et me dévorer tout entier, si je succombe c'est elle qui succombe. Car "Désir" est toujours "Désir de Quelquechose". "Désir" n'existe pas sans moi. Mais moi j'ai existé avant  "Désir".
En fait il s'avère que "Désir" me ressemble beaucoup. Peut être que lutter contre "Désir" c'est lutter contre soi-même.
Reste à savoir comment "Désir" va réagir. Est ce qu'elle va me faire attendre? Est ce qu'elle va se détruire parce que je ne lui oppose plus de résistance? Est ce que tout ceci est un jeu? Ou alors elle va chercher à me dévorer. A ce moment on verra qui des deux restera. En tout cas s'il doit en rester un ça sera moi. A quel prix? Aucune importance. De toute manière c'est la dernière issue qu'il me reste, toutes les autres sont bouchées. Je n'ai plus le choix qu'abandonner cela au Destin. Je n'ai plus d'autre choix que d'accepter "Désir" près de moi -en moi-. Faute de la vaincre peut être trouverons nous le moyen de négocier cela. Négocier ma liberté. Et peut être qu'elle acceptera de partir pour de bon cette fois.
Comme le disait un certain Freud, "c'est en pleine lumière que l'on triomphe de ses désirs."
J'espère qu'il dit vrai.

Mais tout ceci n'a plus d'importance.
"Désir" et moi ne faisons déjà plus qu'un...
Par Mimischka
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Lundi 6 avril 2009
"Abnormally Attracted to Silence
   Abnormally Attracted to Light
    Abnormally Attracted to Dark
     Abnormally Attracted to Softness
      Abnormally Attracted to Sweetness
       Abnormally Attracted to Hardness
        Abnormally Attracted to Suffering
         Abnormally Attracted to Wildness
          Abnormally Attracted to Freedom
           Abnormally Attracted to Whisper
            Abnormally Attracted to Night
             Abnormally Attracted to Wetness
              Abnormally Attracted to Caresses
               Abnormally Attracted to Pleasure
                Abnormally Attracted to Joy
                 Abnormally Attracted to Love
                  Abnormally Attracted to Emotion
                   Abnormally Attracted to Music
                    Abnormally Attracted to Soul
                     Abnormally Attracted to Life

Abnormally Attracted to Sin
"

Anormalement Attiré par le Silence
Anormalement Attiré par la Lumière
Anormalement Attiré par les Ténèbres
Anormalement Attiré par la Douceur
Anormalement Attiré par le Sucré
Anormalement Attiré par la Dureté
Anormalement Attiré par la Souffrance
Anormalement Attiré par la Sauvagerie
Anormalement Attiré par la Liberté
Anormalement Attiré par le Murmure
Anormalement Attiré par la Nuit
Anormalement Attiré par l' Humidité
Anormalement Attiré par les Caresses
Anormalement Attiré par le Plaisir
Anormalement Attiré par la Joie
Anormalement Attiré par l' Amour
Anormalement Attiré par l' Emotion
Anormalement Attiré par la Musique
Anormalement Attiré par l' Ame
Anormalement Attiré par la Vie

Anormalement Attiré par le Péché

Par Mimischka
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Samedi 4 avril 2009
On a tous un vrai souhait. Un souhait qui prend toute la place, un souhait qui avale tout, le souhait qui dérange, un souhait égoïste que personne ne peux comprendre, et le souhait qu'on ne comprend pas soi-même. Le souhait qu'on préférerais ne pas avoir. Celui qu'on préférerais oublier, celui qu'on oubliera pas.

Ce souhait, personne ne l'approuve. Même pas vous même. Vous aurez beau le refouler, l'enfermer, l'enchaîner, le sceller, il restera toujours là. Il cognera contre la porte de votre coeur, il hurlera à vous en faire crever les tympans, il ne vous lâchera pas. Il est plus fort que vous. Si il réussit à entrer vous ne pourrez plus rien faire. A sa merci, vous ne pourrez vous résoudre qu'à vous soumettre, malgré la lutte, malgré toute votre volonté. Même celle qui vous avait autrefois permis de garder ce souhait à l'écart. Il reviendra toujours, il me hantera toujours.

Je sens que la porte va céder, le sceau va se briser. Je savais que ce moment arriverais, mais je n'ai jamais voulu y croire. Ce n'était que pure hypocrisie. Je savais que ça arriverais. Je ne veux pas perdre, je vais échouer - je DESIRE perdre- ne le laissez pas entrer.

C'est ça toute la différence. On veux notre bonheur, on souhaite ce qu'on désire. Non, je ne serais pas heureux si je le laisse entrer. Je ne serais pas heureux si il me retient une fois de plus prisonnier. Je ne veux plus désirer, mais je désire ne plus vouloir... Pourquoi est ce qu'on ne peut pas arrêter de souhaiter? Pourquoi est ce que je continue de souhaiter? Ceci n'entraînera que d'avantage de tragédies.

Je peux encore tenir. Je sais. Il se peux qu'il n'entre pas. Il se peut que le sceau ne se brise pas tout de suite.
Mais que vaut un souhait face à la valeur de ce qui est bon? J'ai réalisé mes premiers souhaits, j'ai fait ce que j'ai pu pour arranger le choses, j'ai reconstruit ce que j'ai détruit, ou du moins les bases. J'étais fier de moi, j'étais fier de ce qu'on était devenus. Mais ce n'est pas assez pour le satisfaire LUI. Et je me rend compte que ça ne servira à rien. Que ce que j'ai construit ne restera qu'un ruine. Je vais le perdre. Comment je peux savoir ça?

Quand ce pour quoi on s'est battu n'est finalement que du vent, pourquoi est ce qu'on a du souffrir pour réprimer son vrai souhait? A quoi ça aura servi de s'être battu contre ses désirs quand au final vous n'êtes pas heureux? A quoi ça sert d'avoir laissé passé ce plaisir? Quand bien même il aurait otut détruit, est ce que ça ne revient pas au même point où on en est aujourd'hui? A quoi ça sert de se sacrifier pour rien? A quoi ça sert de souffrir?

Si tout ce qui reste de nous est voué à disparaître, alors j'aurais du en profiter, et consommer entièrement mes désirs. A ce moment là, ils ne seraient pas en train de frapper à ma porte. On ne ferait plus qu'un, lui et moi et je pourrais le tuer (Et moi avec?) Est ce que cela à un sens?

Pourquoi est ce qu'on continue de souhaiter?
Alors que l'espoir est mort...

"Nothing I do is good enough for you...
I crucify myself, everyday...
My Heart is sick of been in chains..."
-Crucify- ~Tori Amos~

Par Mimischka
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Jeudi 2 avril 2009
Ce n'est qu'un rhume, et pourtant c'est une petite maladie comme celle là qui peut vous en apprendre long sur ce que signifie souffrir, lutter et accepter.

Même une si petite maladie peut vous terrasser le temps d'une soirée ou d'une nuit. Et vous vous sentez anéantis, c'est vraiment insupportable. La maladie vous pousse dans vos retranchements, et vous invite à livrer un duel.
Lequel de nous deux aura raison de l'autre?

Ma nuit s'est alors transformée en une bataille épique: moi dans mon château fort essayant de rassembler une armée qui aurait raison de l'opposant, et ce même opposant qui désirait m'en empêcher.
La victoire était mienne si j'arrivais à dormir, et par conséquent à me reposer. Je serais alors en mesure d'anéantir la maladie.
Plus concrètement, il fallait absolument que j'arrive à m'endormir. Plus facile à dire qu'à faire, pour cela je devais faire abstraction de la douleur. Mais entre le mal de gorge, les glaires, le mucus et les narines irritées, le challenge était de taille.

Il fallu redoubler d'efforts, de ruse et de sons pour réussir à atténuer la douleur. En attendant, j'essayais de m'endormir malgré la souffrance. Cette même souffrance que je combattais, je m'efforçai aussi de l'accepter. Quand on ne peut pas lutter définitivement, le mieux est d'essayer de l'accepter. Avec du temps, j'ai pu accepter ma souffrance et j'ai finalement réussi à m'endormir. J'avais gagné la bataille.

Bien sur la guerre n'était pas terminée, mais je suis bien parti pour la gagner et guérir rapidement. Quoi qu'il en soit,  ceci m'a permis de me figurer ce que signifiait vraiment "lutter" et "subir", "encaisser". Ça fait mal. Mais la foi restait toujours derrière moi et me poussait à continuer, encore et encore. Par amour propre. Par orgueil peut être, ou par refus.

Accepter la souffrance c'est comme faire entrer en soit ce qu'on considère être mal. Mais en fusionnant avec elle, on ne fait plus qu'un, et elle n'existe plus. On l'a domptée, elle nous a rendu plus fort. Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, et dieu sait que j'aurai besoin de force dans l'avenir. C'est pour cela que je ne veux pas fuir. On a trop tendance à battre en retraire quand les choses deviennent trop compliquées, trop difficiles, trop proches, trop bousculées, trop confuses. Mais la vie ne sera pas toujours simple et il faut apprendre à démêler les noeuds, tant qu'on est encore jeune et tant qu'il est encore temps. Tant qu'on est en pouvoir de le faire.

C'est ainsi qu'en me réveillant de ce combat épuisant, je me suis dit:

"Seul les vainqueurs des ténèbres voient le jour se lever"
-Shin Angyo Onshi-


"I heard the voice calling from just outside the well...
She said "you fool, now that you know your end is near
you always fought for what you desire, what you fear..."
-The Well and the Lighthouse- ~Arcade Fire~
Par Mimischka
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Mardi 31 mars 2009
Voir les projets arriver à leur terme, ou voir tout simplement une fleur éclore, un enfant naître, quel est ce sentiment qui nous submerge? Celui de l'accomplissement. C'est ça la fierté: voir ce qu'on a élevé, ce qu'on a créé, ce en quoi on a cru, arriver finalement à maturité.

Ceci nous renvoie il y a quelques années de là. Un été pas comme les autres, un tournant pour nous. J'ai enseigné ce qui me passionnait, j'ai donné naissance à d'autres passions, que ce soit les miennes ou celles d'autres. Et je les ai toutes entretenues, elles ont grandi, durant ces années. Elles n'étaient peut être pas toute des fiertés mais seule celle qui devait rester est restée.

L'une a fané tandis que l'autre a éclos... J'ai assisté à cette éclosion. Et je suis si fièr à présent.
Parce que ce sont les fleurs de pureté qui ont écloses au printemps et non pas celles de la perversité qui ont fanée à temps. Oui à temps...  Tout s'est fait à temps. Je suis fier come un père est fier de son enfant, ou l'artiste de son oeuvre. Même s'il y a des promesses qu'on s'est faites à soi même et qu'on n'a finalement pas pu tenir, l'important c'était son bonheur. Je suis fier de son bonheur malgré tout.

Tout ça pour dire que je suis content de la tournure que les choses ont pris. J'aurais pu rêver d'un tout autre futur, mais cela reviens à faire revenir le passé. Or on ne peut pas vivre éternellement dans le passé. Et vu les choix que j'ai fait, c'était le meilleur chemin à prendre. Pour moi et pour les autres.

La vision du pont ne se réalisera pas. Le Dernier Moment ne sera pas le dernier moment, et j'ai pu changer la tournure des choses. A moins que ça soit tout simplement le temps qui ai fait son effet.
Quoi qu'il en soit mon souhait s'est réalisé, et je peux dire que je suis en phase d'être heureux. On ne peut pas être heureux à 100%, mais j'estime qu'à ce stade là ma vie est vraiment belle.

Alors malgré toutes mes erreurs, même si les choses auraient pu se passer mieux, j'ai fait tout ce que j'ai pu pour arranger les choses, et je pense que j'ai réussi. Je voudrais qu'on me pardonne pour les erreurs, les faiblesses, les imprévus. Je voudrais seulement qu'aujourd'hui on reparte d'un bon pied et que tout reste aussi bien que ça l'est aujourd'hui.
Parce que je suis fier de ma vie, et de ceux qui sont dedans.
N'oubliez pas que rien n'est encore terminé: on peut toujours réaliser ses rêves avec de la volonté.
Par Mimischka
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Dimanche 8 mars 2009
C'est une situation que j'avais déjà imaginée. Deux êtres que rien ne semblait rapprocher, qui vivent leur vie chacun de leur côté, sans avoir jamais entendu parler l'un de l'autre, sans s'être jamais vu.
Et pourtant, au travers de leurs interrogation, au travers de leur expérience et de leurs sentiments, un lien les uni, celui de vies similaires. Et suivant ce fil, en rêve, ils se rencontrent enfin. Dans cet espace immatériel, leurs esprits se rejoignent enfin. Ils comprennent alors, à quel point leurs vies sont similaires à la fois dans les situations que dans des sentiments qu'ils ont pu éprouver. Alors, pour la première fois ils ressentent la compassion pour la personne qui est en face d'eux, et réalisent ce que c'est de comprendre à 100%. Et les larmes de l'amour trop longtemps pesantes sur leurs coeurs, coulent sur leurs joues.

Pourtant, jamais je n'aurais pensé vivre moi même ce scénario.
Ceci m'est arrivé en lisant La Princesse et le Pêcheur, un roman de Minh Tran Huy qui raconte l'histoire jeune fille née en France de parents vietnamiens qui rencontre un jeune immigré clandestin vietnamien lui aussi. Cette rencontre, et la relation qui s'établie entre les deux personnages donne l'occasion à la jeune fille de soulever des questions qui l'ont toujours habitée au sujet de son identité, de son pays d' "origine" ainsi que le passé de sa famille. Ces même questions que je me suis posé oblige la narratrice à évoquer certains souvenirs comme son premier voyage au Vietnam avec ses parents et son enfance. Tous ces éléments de sa vie sont aussi les miens. Et je ne peux pas exprimer avec des mots la manière dont ce témoignage m'a bouleversé, parce qu'il a fait appel à ma propre expérience. Et c'est comme si on portait enfin un jugement juste et pertinent sur ma vie. Et comment décrire la sensation qu'on a lorsque on raconte une histoire qui ressemble en tout point à la votre, alors que personne ne peux savoir, personne.

Je n'aurais pas pu imaginer que quelqu'un puisse mettre dans un ouvrage les interrogations, les inquiétudes et des souvenir que je partage en tous points. Et les réponses que le roman y apporte est pour moi source d'apaisement. Et même si certaines questions restent sans réponses, le simple fait que quelqu'un d'autre se les pose est le plus grand des réconforts. Je ne suis pas seul à être dans cette situation, je ne suis pas le seul à être tourmenté de la sorte. Parce que ce sont des choses qui vous suivent toute une vie, même si on y prête pas forcement attention car il faut toujours aller de l'avant.
J'ai trouvé quelqu'un qui pouvait comprendre. Et peu d'écrivain peuvent se vanter de m'arracher autant de larmes.
Merci beaucoup Minh. Je ne regrette pas notre rencontre fictive, au fil des pages, entre deux lignes, sous le mot qui nous unis: "Vietnam"

"One day I'll touch your soil...
One day I'll finally know your soul...
One day I'll come to you,
To say Xin Chao, Vietnam..."
-Hello Vietnam- ~Quynh Ahn~

Par Mimischka
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